Une meilleure chance pour l’avenir

sept. 12, 2019
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Une meilleure chance pour l’avenir

Il y a trois ans, Shamsa a été forcée de fuir la Syrie en n’amenant avec elle que peu de ses possessions. Accompagnée de son mari et de ses enfants, elle a quitté le seul foyer qu’elle ait connu. Pire encore, Shamsa doit maintenant survivre seule. Son mari a abandonné la famille deux ans après leur arrivée au Liban. Avec un avenir incertain et des conditions de vie précaire, tout ce qui préoccupe maintenant Shamsa est ses sept enfants. 
 
« Depuis que mon mari nous a quittés, je n’ai plus personne. Ce n’est que moi et mes enfants », dit-elle avec une tristesse baignant chaque mot. « Je fais de mon mieux pour subvenir aux besoins de mes enfants. Je travaille partout où c’est possible : ménage de maisons, travail de la terre et tout ce que je peux trouver d’autre », ajoute-t-elle.
 
Avant leur arrivée au Liban, Shamsa et sa famille ont été témoins de situations horribles en Syrie, ce qui les bouleverse encore à ce jour. « Mon fils Abdallah a vu de ses propres yeux un homme se faire tuer et cela a affecté son état mental. Il a presque toujours peur que quelque chose de mauvais se produise », explique Shamsa. « Il éprouve des difficultés à apprendre et à se faire des amis. Mais maintenant, grâce au programme de Vision Mondiale, je peux voir le progrès fait par Abdallah », ajoute-t-elle.

L’effet de l’éducation
 
Depuis leur arrivée au Liban, des sept frères et sœurs, Abdallah, 13 ans, Kawthar, 10 ans, Abdul, 8 ans, Abed, 7 ans, et Hussein, 4 ans, ont bénéficié du programme d’éducation pour la petite enfance (ECE) de Vision Mondiale, qui s’adresse aux enfants de moins de 6 ans, et du programme de soutien psychosocial (PSS) pour les enfants de 6 à 12 ans.
 
« J’ai appris beaucoup de nouvelles choses que je ne connaissais pas avant, comme les espaces sécuritaires pour jouer, mes droits et autres », dit Abdallah à propos des séances du programme de soutien psychosocial auxquelles il prend part. « J’aime vraiment le programme. Nous jouons à des jeux et faisons du coloriage. Je me suis même fait des amis. Lorsque je serai plus vieux, je veux travailler avec Vision Mondiale et aider d’autres enfants qui ont vécu des expériences semblables », ajoute-t-il avec le sourire aux lèvres.

Cinq frères et sœurs, réfugiés syriens, se tiennent devant leur maison au Liban.
Abdallah et ses frères et sœurs se rassemblent à l’extérieur de leur maison. Ils ont tous bénéficié du centre d’éducation pour la petite enfance de Vision Mondiale au Liban.
Photo: George Mghames

Shamsa peut aussi assister à des séances de développement des capacités où elle entend parler de sujets positifs concernant le rôle de parent, dont la protection de l’enfant, l’importance de l’éducation, le travail des enfants et le mariage précoce.
 
Abdallah est maintenant inscrit à une école. Il commence tard pour son âge, car il ne pouvait pas s’inscrire dans une école au Liban avant.
 
« J’ai réalisé qu’il est capable d’apprendre maintenant. Je veux seulement que mes enfants aient une bonne éducation, car selon mon expérience, l’éducation est importante pour leur avenir », dit Shamsa. « Tout ce dont je me soucie aujourd’hui ce sont mes enfants, alors merci à Vision Mondiale d’aider ma famille car je suis incapable de le faire seule », ajoute-t-elle.

Assis dans leur maison au Liban, un garçon et sa mère se regardent avec amour.
Abdallah et sa mère, Shamsa, partagent un moment dans leur maison au Liban.
Photo: George Mghames